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POUR UN FONDS DE SOLIDARITE POUR LES INTERMITTENT·E·S

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Etre employeur d'artistes, de techniciens et généralement de toutes celles et ceux qui font le spectacle au quotidien impose des responsabilités particulières.
Au SCC, nous affirmons que les salarié·e·s sont la première richesse de nos entreprises.

Même si nous n'avons pas la capacité de proposer des contrats à durée indéterminée à tou·te·s, nous sommes liés. Ils sont nos artistes, nos jongleurs, nos régisseurs, nos administrateurs de production, nos techniciens son. Elles sont nos acrobates, nos monteuses de chapiteau, nos chargées de diffusion, nos techniciennes lumière.
Ils et elles sont ceux qui, en des temps plus normaux, chaque jour permettent à des centaines de milliers de spectateurs de profiter d'émotions uniques. De rire. De pleurer. D'être époustouflé·e·s. D'être ému·e·s. D'être ensemble.

Demain ? Le jour d'après ?
Comme chacun, nous y pensons. Nous y réfléchissons. Déjà avant, nous voulions que ça change. Plus que jamais nous souhaitons un autre spectacle vivant.

Mais tout ne sera possible que si les milliers d'intermittent·e·s qui font le spectacle sont toujours là demain.
Chaque jour, nos compagnies font face à des annulations, à des reports. Parfois avec des indemnités, bien souvent sans rien.

Nous ne pouvons rester ainsi. Les mesures proposées ne pouvaient faire face qu'à une petite crise transitoire. Nous sommes aujourd'hui dans une crise systémique, longue et difficile pour nos compagnies, pour nos équipes artistiques.

Pour permettre qu'il y ait toujours une diversité artistique demain, le SCC revendique la mise en place d'un Fonds de solidarité similaire à celui qui avait été mis en place suite aux grèves de 2003.
Ce fonds serait alimenté par l'État et les collectivités territoriales.

Ce fonds de solidarité permettrait de prendre en charge pour 12 mois l'ensemble des intermittent·e·s qui n'auraient pas les 507 heures au moment de leur renouvellement.

Les intermittent·e·s réintégreraient le système Unedic à partir du moment où ils parviennent aux 507 heures.

Ce fonds de solidarité serait actif pendant au minimum deux saisons. A savoir a minima jusqu'en septembre 2022.
Les intermittent·e·s pourraient bénéficier du fonds plusieurs fois si besoin.

Les intermittent·e·s intégrant le fonds seraient indemnisé·e·s à un montant similaire à leur Indemnité Journalière précédente.

Les mesures relatives à l'activité partielle pour les intermittents du spectacle seraient arrêtées.

Pour les salarié·e·s au régime général, cdi et cdd, l'accès au dispositif d'activité partielle serait facilité pour toutes les catégories de personnel.
Il s'agit de conserver les compétences de nos salarié·e·s, même si nous constatons que nous n'aurons pas toujours les moyens d'assumer l'intégralité de leurs salaires d'ici à la fin de la saison 2020-2021.
Ce recours à l'activité partielle pourrait s'accompagner de formations.

Ce fonds devrait également permettre aux nouveaux entrants de faire valoir leurs droits, selon des modalités restant à définir.

Le SCC souhaite porter ces revendications avec un maximum d'organisations d'employeurs, de salariés, de collectifs intermittents et de toute personne ou structure collective en accord avec ces propositions.

Le Syndicat des Cirques et Compagnies de Création


Type de publication

    • Document
    • Contribution SCC
 

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